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Blanc foncé de Claire Ruwet

Actualités et autres rendez-vous…

Foire du livre de Bruxelles, (date à préciser) Claire Ruwet dédicace son recueil « Mon présent est ailleurs » au stand des éditions Le Coudrier.

Samedi 20 mars à 16 h à Bruxelles RENCONTRE LITTERAIRE à la Fleur en papier doré, 55, rue des Alexiens à 1000 Bruxelles
Joëlle Billy , éditrice, présente « Mon présent est ailleurs » de Claire Ruwet et « Femmes en souffrance » d’Isabelle Fable, publiées toutes deux par Le coudrier. Organisé par le Grenier Jane Tony.

Samedi 20 mars, de 10 h à 13 h : ATELIER D’ECRITURE : l’Afrique dans tous ses sens, à la Maison de la Francité Avenue des Arts 19F – 1000 Bruxelles
Cet atelier sur le thème du concours 2010 « Une rencontre africaine » sera animé par Claire Ruwet, membre de Kalame , qui a remporté en 2002 avec son texte « La mère de terre » le premier prix du concours de la Maison de la Francité. D’autres ateliers sont proposés.
Réservation au 02/219.49.33.

Mercredi 31 mars 2010 à 20h à la bibliothèque de Bertrix, VOYAGE SENSORIEL BLANC FONCE
Au départ d’objets en lien avec son livre Blanc foncé, Claire Ruwet vous invite à un voyage intérieur, de l’Afrique à la Wallonie. Le public participe. Chacun est invité à voir, goûter, sentir, créer des sons, écouter.

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Lors d’une rencontre autour de quelques auteurs de la collection Je, 19 septembre 2007, Bibliothèque 1001 pages, Schaerbeek (www.mabiblio.be)

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Claire Ruwet

Blanc foncé

Pays de Herve. Claire est haute comme trois pommes. Son père tombe gravement malade. 
Au même moment, Maïlagué accouche de son premier fils dans un village du Sahel. Son mari est parti chercher du travail en ville, à plusieurs centaines de kilomètres de là. Entrelaçant des instantanés d’Europe et d’Afrique, ce récit retrace le destin de familles qui se rejoignent. Il traite et entremêle avec subtilité les questions du métissage, de l’exil, mais aussi, par-delà toutes frontières, de la vie et de la mort conjointes… 
Claire Ruwet, née en 1967, licenciée en communication. A roulé sa bosse dans diverses associations d’éducation permanente et ONG. « De la naissance de mes enfants métis a surgi l’impulsion d’écrire ce livre  ». 
Participe depuis 1999 à la Table d’écriture de la bibliothèque à Marche. Lauréate de plusieurs concours littéraires ; premier prix de l’Assemblée de la Commission Communautaire Française (Maison de la Francité 2002). 

« Toujours cette correspondance qui mêle avec tant de talent ici et là-bas. (…) Je ne puis qu’applaudir à cette idée de transmission d’un patrimoine sous forme de textes. »

Jacques Mercier

Découvrez le site de Claire Ruwet: www.tole-ruwet.be Collection « JE » 
ISBN : 978-2-87003-479-8 • Novembre 2007 
136 pages • format 13,5*20,5 cm • 14 

http://www.tole-ruwet.be/presse.htm

Dans la presse :

 

Blanc foncé au  Cameroun , à la CRTV ( Radio et TV publique nationale )

 

Note de lecture d’André Guimvoum diffusée le 10 juillet 09 dans le journal de 13h CRTV Radio

 

Le 27 juillet 09, interview radio en direct dans CAMAG Cameroun Magazine CRTV radio par Anselme Ndopata

 

Le 28 juillet 09, interview radio en direct dans CRTV m’accompagne et note de lecture de Madeleine Mitlassou Daïtsawe.

 

Le 29 juillet 09, reportage de la CRTV TV par Anne Hiom II diffusé au Journal Télévisé à 19h30

 

Mardi 4 août 09, diffusion de l’interview CRTV radio par Elvis Mbimba

 

Mardi 4 et 11 août 09, diffusion des interviews CRTV radio de François Bingono Bingono et note de lecture d’Alain Mebenga.

 

Livres: une écriture en Blanc foncé par Alexandra Tchuileu dans le Cameroun Tribune du 30 juillet 09.

 

En Belgique

 

Ecrivains en classe, dans « Français 2000″, par la rédaction de la revue de l’Association belge des professeurs de français, 12/2008.

 

Blanc foncé Reportage dans l’émission TV, »La clef des champs » , sur La une, RTBF, par V. Darimont :

le samedi 6 décembre 08 à 14 h.Rediffusion le mercredi 10 décembre et le jeudi 11 décembre

Claire Ruwet écrit, chante, et anime des ateliers d’écritures.

Son récit Blanc foncé  a été publié en 2007 par Couleur livres.
Aujourd’hui, Les éditions « Le Coudrier » publient son recueil de poèmes « Mon présent est ailleurs » illustré par Vincent Meessen. Il est  disponible  dans les librairies l’Echappée Belle à Liège,  l’Odyssée à Marche ou Boesmans à Cine et sera disponible en 2010 à Bruxelles à la foire du livre.

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Prix de vente : 12 € ISBN 978-2-930498-15-7

Mon présent est ailleurs nous invite à un voyage au coeur des rythmes et des sonorités belges et africaines.  Dévidant le fil des origines de ses enfants métis, Claire Ruwet  remonte le temps  jusqu’au dix-neuvième siècle. Elle fait résonner chaque étoile dans sa particularité pour mieux rejoindre l’universalité de la culture rurale traditionnelle.

« Ont ma préférence les mots qui énumèrent car ils rassemblent, formant une espèce de géographie de visages et de lieux. Cela à la fois précis et réinventé. Des mots bâtisseurs, et qui bâtissent à force poésie et musique. Car il y a de la musique, une portée métissée »
Jean Loubry

(texte extrait de son recueil, à paraître également dans la Revue Je, N°4 sur le Bonheur)

Mon manège à moi, c’est toi !

-     Mademoiselle Joséphine, restez avec moi pour la danse suivante.

-     Mais elle est déjà réservée, et toutes les autres aussi…

-     Si vous êtes déjà occupée, on ne viendra pas vous chercher. Faites-moi ce petit plaisir, dit Nicolas, en appuyant son regard bleu brillant, juste où il faut.

-     Rouler quelqu’un ? Ça, jamais ! Je n’aimerais pas qu’on me le fasse alors je ne le ferai pas aux autres !

Joséphine sent une présence dans son dos. C’est le cavalier suivant qui l’entraîne dans une mazurka. Son danseur l’arrache à la douceur du maintien de Nicolas. Le reste du bal n’est qu’un manège. Nicolas ne danse pas. Il est assis, pensif, au fond de la salle et chaque fois que son cavalier l’emmène dans sa ronde vers lui, elle lui sourit. Tourner jusqu’à croiser son sourire, lui répondre d’un regard éloquent, déjà le perdre, entraînée par la danse de l’autre côté. Le monde bascule. Il n’est plus que brumes, taches de couleurs. Son cavalier la noie dans la musique du bal qui bat son plein. Elle va perdre Nicolas dans les odeurs de fumées et de pèkèt. Elle sent qu’ils se rapprochent à nouveau. Elle perçoit son regard posé sur elle. L’émotion lui empourpre les joues. Elle étreint son regard, juste une seconde. Déjà son image est emportée le tourbillon de la polka. Elle est entraînée dans sa course par ce cavalier qui s’agite, raide comme un parapluie. Il se trémousse, se démène en faisant claquer ses souliers sur la piste. Ses mains fortes serrent Joséphine. La marée humaine l’éloigne sans qu’elle puisse faire autrement. Mais la vague la ramène au feu du regard doux de Nicolas. Elle lui sourit. La folle sarabande de la foule qui tournoie l’aspire et la rejette, encore et encore, jusqu’au bout de la nuit.

L’orchestre s’est tu. Les lumières du bal de Julémont s’éteignent. Nicolas et Joséphine repartent chacun de leur côté avec sœurs et voisins, qui à pied, qui à vélo, sous le ciel constellé d’étoiles et le froid piquant des premières gelées de novembre.

Quelques semaines plus tard, Joséphine et sa cousine sont à Herve. Debout sur le trottoir, elles regardent les photos à la vitrine du photographe. De l’autre côté de la vitre, une ombre les observe. Voilà que l’ombre traverse la lumière et vient les trouver.

-       N’étiez-vous pas au bal à Julémont ? 

Joséphine reconnaît son regard bleu et doux. Son cœur bat la chamade. Peu importe ce qu’ils se sont dit… Il est passé de l’autre côté de la vitre pour lui parler, à elle, et enfoncer dans son cœur une rose. 

Le vingt décembre mille neuf cent vingt-neuf, la maman de Joséphine meurt. Cette tristesse coupe les ailes à sa jeunesse. Elle porte le deuil et ne sort plus pendant longtemps.

Presque deux ans plus tard, Joséphine participe à la procession à Herve, avec sa sœur Ninie et son fiancé, ainsi que quelques jeunes. La fête religieuse est aussi l’occasion d’un joyeux rassemblement autour d’attractions foraines. Il fait noir de monde. Devant eux, un manège de chevaux de bois blancs et dorésretient son attention.

-        Si on montait pour un tour ? propose Joséphine

-        Oh ! Oui ! Mais Ninie est déjà partie devant ! répond le fiancé de sa grande soeur.

-        Attendez-nous ! ordonne Joséphine. Il faut que je la rattrape sinon on va se perdre. 

La foule a déjà avalé Ninie. Joséphine court, fonce dans le magma humain.

Soudain elle bute sur un personnage qui vient se planter devant elle, lui barrant le passage.

-        Qu’est-ce que tu cherches ?

-        Je cherche ma sœur pour aller sur le carrousel.

-        Puis-je venir avec vous ? 

C’est lui. Le beau Nicolas. Elle le désire depuis tant de temps !

-        Si vos l’vèyéve avou mès ouy …(Si vous les voyiez avec mes yeux !) a-t-elle confié à sa sœur.

Elle a même fait une neuvaine à la Vierge pour savoir si ce beau jeune homme qui hante ses rêves depuis deux ans est son promis. Mais elle n’a pas cherché à le retrouver. Elle ne manque pas de prétendants. Elle a déjà rempli un plein album de cartes postales envoyées par des hommes galants : vues sépia ou bouquets de violettes, rubans et dentelles. Une jeune fille coquette et fière comme elle ne veut pas courir derrière un homme, fût-il désigné de concert par son cœur et la Vierge.

Il l’entraîne sur le manège. Elle grimpe gaillardement les marches en bois. Elle choisit le cheval de l’intérieur et l’enfourche avec l’énergie gracieuse de ses dix-neuf ans. À peine a‑t‑il le temps de saisir sa main pour l’accompagner dans son mouvement. Il s’installe à ses côtés, sur le cheval qui la surplombe. Ninie et son galant ont pris place dans la corbeille, à côté des lions sculptés. Il ose à peine poser ses yeux sur la croupe du cheval et de sa cavalière. Le saroléa démarre dans un grincement de mécanique, puis glisse doucement dans un roulis de locomotive à vapeur. Elle monte tandis qu’il descend, entraîné par l’engrenage de cette machine à bercer en rond. Tiens ! C’est le même air qu’au bal de Julémont que sifflent les tuyaux de l’orgue de Barbarie !

Tout n’est qu’arc : le sourire de Joséphine, ses boucles brunes, son chapeau à la mode, le creux de ses hanches, le plein de sa poitrine gonflant son corsage, jusqu’à la dentelle de bois du carrousel. Nicolas plonge dans ses yeux noisette. Son regard a un goût de caramel au beurre. Il s’enlise dans le pli de ses fossettes de chaque côté de sa bouche en cœur. Des taches de lune, des astres éteints tournent autour d’eux. Le ruban de la foule rassemblée pour la procession se déroule inlassablement. Il a la tête qui tourne. Il s’arrime comme il peut au sourire de la jeune fille, à son maintien fier. Vue d’en bas, elle est plus majestueuse que la cathédrale Saint-Paul. Vue en plongée, plus accueillante qu’un nid d’hirondelle. Le va-et-vient des tiges de fer élevant et abaissant les chevaux de bois le berce et l’emporte jusqu’au nombril des anges. Il s’envole dans ce manège les rapprochant et les éloignant pour l’éternité. Chaque frôlement a l’odeur des roses fraîches. Chaque fois qu’elle s’écarte, il voudrait déjà la rattraper. Il l’avait cherchée sans le savoir. Elle est venue offerte par la foule pieuse ou peut- être Dieu lui-même. Et le manège la lui promet. Comme à Julémont, le présent est arrêté en leur centre, suspendu au fil accroché entre leurs yeux, entre leurs bouches sèches. L’univers tournoie autour d’eux. L’anneau vaporeux qui les étreint est invisible, mais inéluctable. Il a réussi sa coupe : le foin est mûr.

Le quinze mai mil neuf cent trente-quatre, il lui glisse l’anneau doré au doigt. Elle porte une longue traîne noire.

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Voyage chanté « Mon présent est ailleurs »

Claire Ruwet donne vie à Mon présent est ailleurs, d’une voix chantée et rythmée dans la lignée de la tradition orale tpuri.Ses instruments de peu, de bois et de métal surprennent, émeuvent

Voyage sensoriel « Blanc foncé »

Au départ d’objets en lien avec son récit Blanc foncé, Claire Ruwet vous invite à un voyage intérieur, de l’Afrique à la Wallonie. Le public participe. Chacun est invité à voir, goûter, sentir, créer des sons, écouter. Juste de quoi gagner l’envie de poursuivre la lecture .

Plus d’informations sur mon site www.tole-ruwet.be

A propos de traverse

Un blog consacré aux évènements liés aux ateliers, aux rencontres et aux formations Traverse asbl

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